Traversez la France sur 700 kms de rando vélo de rêve entre Paris et Montpellier

Hello à vous, cyclo randonneurs aguerries ou en devenir, je reviens tout juste d’une randonnée faite avec un ami il y a 1 semaine entre Paris et Montpellier et je souhaitais vous la faire partager. L’objectif était de la faire en 8 étapes pendant la fin de la belle saison (Octobre 2012). Ce projet était né dans la tête de mon comparse suite il y a un an d’une blessure au genoux. Son opération réalisée et sa rééducation faite, nous tablons sur un objectif de 700 kms environ à raison d’environ 100 kms / Jour histoire de découvrir les petites routes françaises et de lui re-muscler sa cuisse en préparation de la saison de ski 2012/2013.

Voici l’itinéraire complet.
Itinéraire Paris Montpellier à vélo

Le premier Jour l’itinéraire choisi a été de passer en premier lieu par le canal du Loing et de Briare qui connectent la seine et la Loire. Environ 100 kms sur du plat pour le premier jour. Nous partirons de Paris jusqu’à Moret veneux les sablons en train pour nous extirper de la jungle parisienne. Nous finirons notre étape à Briare petite ville au bord de la loire où arrive le très bel ouvrage du Pont canal de Briare.

Le deuxième jour nous faisons route de Briare à Nevers le long de la Loire. Cette étape de 100 kilomètres sera agréable surtout au début, après la Loire se fera plus discrète du fait de sa largeur et de ses rives très sablonneuses.

Le troisième jour nous commençons à entrevoir les premiers contreforts du massif Central par la Bourgogne, nous irons à Vichy, c’est pas tout les jours que l’on y passe, alors autant en profiter pour la découvrir.

Le quatrième jour nous faisons l’étape Vichy > Vielle Brioude située en Haute Loire, nous attaquons le vif du sujet en passant en Auvergne et ces fameux puits que nous verrons de loin.

Le cinquième jour ça tire sur les jambes se sera l’étape la plus « dure » avec des pentes à 15 voir 20% pendant qq kilomètres. Nous traversons la haute loire et la Lozère pour rejoindre Grandrieu. Mais cela en vaut la peine, le panorama est magnifique.

Le sixième jour nous rejoignons les Cévennes, le sud arrive sur cette étape à grand pas, la nature laisse place de plus en plus aux résineux du sud. Une des plus belles étapes où nous nous arrêterons à Florac. Très jolie ville du sud de la France. On se croirait presque dans un film de Pagnol. Le temps semble ne pas avoir trop fait son œuvre pour le Parisien que je suis.

Le septième jour, nous rejoignons Anduze, de longues et belles descentes nous y attendrons pour notre grand plaisir. Nous fleurterons avec les 75 km/h régulièrement.

Le huitième et dernier jour nous mènera à Montpellier à travers vignes et pins du sud.
Heureux de nos 800 kms nous teminerons sous le soleil de la plage des Aresquiers à coté de Montpellier.

Vous pourrez retrouver le tracé GPS et le télécharger au format GPX sur le site Visu GPX.
http://www.visugpx.com/?i=1348485707

Hébergement et alimentation
Concernant l’hébergement nous avions prévu de nous loger en chambres d’hôtes. Cette solution sympathique nous permettait de nouer un contact chaleureux et au plus proche de la vie locale, nos différents hôtes nous on d’ailleurs généralement chouchoutés, alors que nos têtes d’affamés auraient pu en rebuter plus d’un 🙂 !

Pour l’alimentation, nous n’avions quasi rien à grignoter pendant nos ballades, seul l’eau était importante, nous profitions des qq villes sur le chemin pour nous ravitailler pour un pique nique ou un arrêt au restaurant. Et globalement nous avons très bien mangé !

Équipement et guidage
Coté équipement nous prenons tous deux des vélos typés randonnée, pour ma part j’ai un vélo cyclo randonnée modèle déore, et pour mon compagnon de route, un Décathlon Riverside 7. Tout deux sont équipés de sacoches accrochées à nos portes bagages. Pour ma part j’utiliserais des sacoche étanches MSX étant donné la saison. Je prends également une sacoche guidon pour plus de praticité. Coté qualité de fabrication c’est vraiment bon et l’étanchéité est parfaite.

Coté guidage, nous ne prenons aucune carte, et choisissons de nous guider grâce à mon iphone et l’application Motion-X, de loin la plus stable et complète de celles que j’ai pu tester. Le tracé gps sera préétabli à l’aide du site Visu GPX et de l’aide des itinéraires vélo calculés par Via Michelin malheureusement non exportables à ce jour. Le travail est fastidieux puisqu’il faut tout retracer, mais le confort sur route en vaut la chandelle. Je préfère regarder le paysage que de suivre une carte papier fastidieuse à manipuler. L’iphone est lui rechargé avec la dynamo et le petit transfo E-Werk de Busch Muller. Je prends une batterie supplémentaire pour les jours de montagne, à moins de 10 km/h la dynamo que j’ai ne suffit pas à recharger convenablement l’iphone. Autre point d’importance la fixation de l’iphone, après plusieurs tests dont un catastrophique qui m’a couté un dos d’iphone brisé, je choisi l’excellente et très robuste fixation Spitzel de Fahrer. Le top à mon sens. Et permet de ne pas changer de fixation selon les modèles de téléphone, puisqu’il suffit d’y coller sur une housse de téléphone du velcro.
Pour la pluie j’utilise une housse souple de ce type sur laquelle je colle un scratch velcro.
Bref tout cela a un coût non négligé de 150 euros sans compter le prix du téléphone, mais perso j’adore le confort procuré et les fonctions statistiques que cela apporte. Sur tout le trajet je n’ai eu aucune déconvenue et l’iphone n’a jamais bougé d’un pouce malgré les vibrations en terrain non carrossable !

Niveau physique et difficulté de parcours
Globalement je dirais que c’est abordable à tout le monde à partir du moment où vous pratiquez un peu d’activité physique d’endurance (marche, course à pied, vélo). Seule la haute Loire nous a été un peu éprouvante, mais nous avions choisi un itinéraire pentu (15 à 20 % parfois sur plusieurs kms) volontairement pour les points de vue. Un itinéraire de 100 kms journalier et surtout problématique pour les fessiers les 3 premiers jours, par la suite la douleur disparait progressivement, au bout du 6 ème jour on ne sent quasiment plus de douleur dû à la position et au frottement. Pour cela je conseille vivement un cuissard à porter sans sous vêtement, une bonne selle en cuir et une tige de selle suspendue pour les vélos non suspendus. Cela apporte bcp en confort en plus des pneus Big apple de chez schwalbe. Personnellement j’ai bcp apprécié cette configuration pour avoir pu le comparer au riverside 7 qui n’est pas équipé de cela. Je privilégie d’ailleurs le confort sur ce point à une fourche avant suspendue qui n’apporte pas grand chose en confort à mon sens sur ce type d’itinéraire plus ou moins carrossable. Donc pour en revenir à l’effort physique, le souffle et le cardio n’est pas un problème, tout dépend de son rythme. 1 Heure de course à pied est beaucoup plus fatigante physiquement que 100 kilomètres à vélo à 20 kms/h de moyenne. Je dirais que 60 kms c’est une formalité, 100 c’est honorable, 150 plus pêchu sur du plat, mais faisable. Nos parcours en montagne étaient long de 70 à 85 kms. Ce qui était tout à fait faisable et nous n’étions pas en haute montagne puisque le plus haut col se situait au col de Bor à 1450 mètres.

En conclusion, pour une vraie première randonnée tout ceci donne envie de renouveler ce type de ballade, pas forcément pour plus difficile, mais surtout pour voir de nouveaux paysages et faire de nouvelles rencontres. Choses également remarquable à noter : le paysage, malgré le relative lenteur du vélo comparé à la voiture, l’évolution du paysage est visible chaque jour, si les itinéraires sont bien choisis il n’y a rien de monotone à rouler à vélo. Dernier point, en 8 jours, le physique a tout juste le temps de s’acclimater, alors pourquoi pas faire plus la prochaine fois en famille 🙂

Bref on a vraiment de belles régions et les grands axes automobiles ont occultés un grande part de ces jolies petits coins de France depuis oubliés hormis par les agriculteurs et les qq. locaux du coins pas forcément plus indécrottable que le voisin du 4ème :).

Et vous quelles ont été vos plus belles balades ? Une idée d’itinéraire ? du matériel fiable ?

Col de la croix de bore à vélo